Le patrimoine architectural et le petit patrimoine

De nombreuses croix jalonnent les chemins de l'Aubrac. La croix des 3 Evêques, située près d'Aubrac est le symbole de l'unité du plateau. La croix de la Rode aurait été érigée par les seigneurs de la Terre de Peyre en 1377. Le château de la Beaume fut construit en 1630 près de Prinsuéjols par Antoine de Grolée.
A la fin du 17° siècle, César de Grolée, comte de Peyre, lieutenant général de Louis XIV pour le Languedoc le fait décorer par des artisans locaux. En 1710, la Beaume devient le Versailles du Gévaudan et les artistes viennent de plus loin. L'ensemble est inscrit monument historique depuis 1965.
L'église est le point central de chaque village. Généralement romanes, elles possèdent un clocher octogonal ou un clocher à peigne comme à Prinsuéjols, Malbouzon, Marchastel… Les ponts constituent aussi une des richesses de l'architecture romane omniprésente sur le plateau. Parmi les plus célèbres: pont des "Plechas", pont de Gournier, pont des "Carbonnières"
Les fours à pains constituent l'un des fleurons du petit patrimoine. Certains villages les ont rénové et mis en valeur: Grandvals, Marchastel, Usanges, Rieutort d'Aubrac et Recoules d'Aubrac. De nombreuses fontaines de granit ornent les centres des villages. Les métiers à ferrer, appelés localement "ferradous" servaient à ferrer les bêtes. Ils étaient généralement situés près de la fontaine et du four à pain. De beaux exemples à Rieutort d'Aubrac, Grandvals ou Rieutortet.


Les burons

Construits sur chaque montagne d'estive, ils servaient au logement du personnel de l'estive et à la fabrication de la tome et de la fourme. Ils ouvraient du 25 Mai au 13 Octobre, de la St Urbain à la St Géraud. Leur construction est caractérisée par les points suivants: édifice très bas, à moitié enterré, toit en lauze, une porte principale et deux petites fenêtres, sol en terre battue, une cheminée. Le personnel était constitué du "cantalès", du "pastre", du "bédélier" et du "roul". Les derniers burons en activité ont fermé il y a quelques années.

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Le chemin de Saint Jacques de Compostelle

La légende dit que l'apôtre Saint Jacques le Majeur aurait été chargé, après la mort du Christ, d'évangéliser l'Espagne. Il échoua dans cette tâche et s'en retourna en Galilée où on lui coupa la tête en 44.
Sa dépouille déposée dans une barque aurait dérivé jusqu'en Galice où elle fut enterrée.
En 813, l'ermite Pelage aurait été amené, en songe, à suivre l'étoile qui lui révèlerait le lieu de la sépulture. Elle fut retrouvée dans un champ appelé de ce fait "Campus Stellae", qui signifie "champ de l'étoile" et qui est devenu "Compostelle".
Le roi Alphonse II le Chaste, roi de Galice et des Asturies, se place sous le patronage de ce Saint tombé du ciel et fait bâtir une église en son honneur. Dès lors, les pèlerins, d'abord ibères puis européens affluent vers Saint Jacques de Compostelle.
En 951, Godescalc, évêque du Puy en Velay, fut le premier français à inaugurer la Via Podiensis qui traverse Nasbinals, en partant du Puy pour se rendre à Saint Jacques à pieds.
Depuis, des milliers de pèlerins s'aventurent chaque année sur les chemins de Compostelle, notamment sur la Via Podiensis qui est la plus fréquentée, et font étape dans notre village. Les "Jacquets" sont identifiables à leur "bourdon" (sorte de grand bâton de marche) et à la coquille St Jacques que certains arborent en guise d'emblème.